17ème siècle

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17ème siècle

Message  Admin le Mar 25 Jan - 13:20

17ème siècle : Louis XIV (monarchie absolue de droit divin)
- Classe sociale très marquée, inégalité sociale, société à 2 vitesses :
noblesse/clergé – tiers état (petit peuple)
- Époque de cartésianisme : renouveau scientifique, ne pas dire sans observer et rationaliser.
Suite à la monarchie absolue, la censure était de rigueur, les auteurs devaient faire attention à leurs écrits.
A l’époque, l’enfant est porteur du péché originel, seul l’éducation peut le sauvé.
La mortalité infantile étant élevée, le rapport parents/enfant n’a aucune similitude avec les rapports parents/enfant actuels.
Seule la bible et la littérature orale (contes) étaient accessible aux enfants.
Pour la noblesse, des soirées étaient organisées pour que les conteurs s’expriment. Pour le petit peuple cela se déroulait sur la place publique.
La littérature orale touche tous les publics, toutes les classes sociales, tous les âges, les lettrés comme les illettrés.
Un vrai conte est changeant, suivant le conteur et suivant le public.
Jean de LAFONTAINE (1621-1695)
Comme pour ses fables qui vont paraître en 3 recueils successifs (1668, 1678, 1694). Il reprend des thèmes déjà développés à l’antiquité par Esope (grec) et Phèdre (latin).
La fable à l’époque n’était pas bien vue par la noblesse car elle était réservée aux enfants et au peuple.
Il marque son apposition par le biais des fables en mettant en scène des animaux (le lion → le roi).
Ce sont des écrits de circonstance, cela n’aurait pas été la as s’il avait pu parler librement.
Ces fables n’étaient pas réservées aux enfants, elles étaient réservées aux adultes car c’étaient principalement des critiques du pouvoir politique.
Elles sont toujours d’actualité car ce sont des thèmes intemporels.
Charles Perrault (1628-1703)
Va fixer par écrit des contes issus de la tradition orale et les transformer en œuvres littéraires et n’aura pas le souci de rester le plus proche de la tradition orale, il va épurer les textes afin de les faire accepter par la cour pour ne pas choquer. « Récits et contes du temps passé. Conte de ma mère l’oye. 1697 ».
Son premier recueil n’est pas signer de son nom mais de celui de son fils : Pierre Perrault d’Armancour.
A ces contes, il va ajouter des morales : peau d’âne, la belle au bois dormant, barbe bleue, cendrillon, le petit poucet, le chat botté, le petit chaperon rouge.
Ces contes ne s’adressaient pas à des enfants mais des adultes. D’après des spécialistes, seul « le petit chaperon rouge » s’adresse à des enfants en guise d’avertissement :
On voit ici de jeunes enfants,
Surtout de jeunes filles,
Belles, bien faites, et gentilles,
Font très mal d’écouter toute sorte de gens,
Et que ce n’est pas chose étrange,
S’il en est tant que le loup mange.
Je dis loup, car tous les loups
Ne sont pas de la même sorte :
Il en est d’une humeur accorte,
Sans bruit, sans fiel et sans courroux,
Qui privés, complaisants et doux,
Suivent les jeunes Demoiselles
Jusque dans les maisons, jusque dans les ruelles,
Mais hélas ! Qui ne sait que ces loups doucereux,
De tous les loups sont les plus dangereux.

Mme d’Aulnoy (1650-1705)
Publie ses contes entre 1696 et 1699, 8 volumes de contes merveilleux (contes de fées). Le plus célèbre : la chatte blanche. Style très « précieux » et très bonne narratrice.
Le conte de fées est très à la mode dans les Salons de dames et parfois de messieurs (dans la haute société pour être bien vu).
Fénelon (1651-1715) François Salignac de la Motte
A écrit le premier ouvrage pour jeunes : « les aventures de Télémaque ».
Livre didactique de la collection « ad usum delphini », ensemble de 41 volumes qui reprennent des textes classique de l’antiquité, destiné au Dauphin (petit fils de Louis XIV).
« Les aventures de Télémaque » est une suite imaginaire de l’odyssée d’Ulysse. Récit d’aventure sur la recherche du père à pour thème le voyage initiatique.
Télémaque est accompagné dans son voyage de « Mentor ».
L’ouvrage à eu du succès au 17ème et 18ème siècle mais au 19ème l’on trouve l’ouvrage trop moralisateur, contrairement aux contes de Perrault qui ont encore du succès de nos jours.
Au 16ème siècle certains auteurs imaginent des personnages se retrouvant dans la littérature jeunesse :
- Miguel de Cervantès (1547-1616) → Don Quichotte de la Marche
Satire visant à tourner en dérision la chevalerie. Don Quichotte se retrouve principalement dans des adaptations illustrées.
- Rabelais (vers 1494-1553) → Gargantua
Gargantua est un géant qui vise à positivé la nature de l’ogre. Il se retrouve également dans des ouvrages illustrés pour les enfants.
Remise à niveau de la langue, le parler « populaire », joue beaucoup sur les mots.
En plein dans l’humanisme : recadrer la pensée sur l’homme par le même moyen qu’à l’antiquité.
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