18ème siècle

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18ème siècle

Message  Admin le Mar 25 Jan - 13:21

18ème siècle
Point de vue sociaux/politique :
- Monarchie absolue cependant un affaiblissement politique les gagne
- La bourgeoisie vise à se cultiver afin d’évoluer. Elle a l’argent, il ne lui manque plus que le droit de parole au niveau politique
Point de vue culturel :
Siècle des lumières : Voltaire, Diderot, Rousseau, Montesquieu. Ils critiquent le pouvoir de façon détournée (pouvoir politique et religieux) de façon à éviter la censure.
Époque de l’encyclopédie écrite par Diderot et d’Alembert (conservée à Mariemont). Son but était de faire un état des lieux de connaissances dans tous les domaines.
Contexte
Au 18ème la littérature de colportage voit le jour, ce sont des ouvrages vendu par des marchands ambulants qui permettaient au petit peuple de pouvoir lire (almanach, guide d’agriculture, ouvrages pieux, roman) de petit format et pas cher (ancêtre des éditions de poche.
Rousseau va insuffler une nouvelle pensée au niveau de l’enfance par le mythe du « bon sauvage » → Emile ou De l’éducation (1762).
Avant pour le chrétien, l’homme né mauvais mais Rousseau dit que l’homme né bon mais que c’est la société qui le corrompt.
L’entourage d’un enfant l’influence pour son future ? Rousseau prône le retour à l’éducation naturelle.
1703-1717
Premières traductions française par Antoine Galland des « contes des mille et une nuits » (auteur anonyme vers le 14ème siècle d’origine arabe).
Le roi de Perse ouvre sa chambre chaque soir à une nouvelle épouse et après chaque nuit il la fait tuer. Cependant Shérazade lui raconte tous les soirs des histoires afin d’avoir la vie sauve. (Aladin, Simbad le marin, Alibaba et les 40 voleurs,…). L’édition intégrale (4 volumes) n’est pas pour les enfants.
1719
Robinson crusoé/Daniel Defoe (1660-1731).
Texte très différent des contes et des écrits didactiques, c’est un roman d’aventure.
Fait divers authentique, tiré de l’histoire d'Alexandre Selkirk, marin écossais qui vécut seul sur l'île de Juan Fernandez, au large des côtes chiliennes, pendant quatre ans, à partir de 1705. Pour punir certains marins, on les abandonnait seuls sur une île.
Le livre à immédiatement du succès aussi bien auprès des adultes qu’auprès des enfants. Très vite traduit en français (livre anglais). Ce livre a inspiré énormément d’auteurs contemporains.
Le roman est apprécier des enfants car Robinson bien qu’étant adulte est en situation d’apprentissage.
Rousseau rejette la littérature enfantine de l’époque cependant il accepte Robinson, de préférence en version de colportage.
Confusion entre le public populaire et le public enfantin, c’est un genre plus accessible.
Michel Tournier reprend l’idée du scénario de Robinson dans 2 versions :
- Vendredi et les limbes du pacifique : version pour adultes datant de 1967
- Vendredi ou la vie sauvage : version pour enfants datant de 1971
Ce sont 2 livres totalement différents malgré le scénario commun.
Dans la version de Defoe, l’homme redevient un enfant et se mesure à la nature. Il sauve Vendredi.
Dans la version de Tournier, Vendredi sauve Robinson en l’aidant suite à l’explosion de son « campement ». Il se dit que la société qu’il a quittée est trop matérielle sans spiritualité. Il reste sur l’île sans Vendredi (qui repart avec les anglais), cependant il ne reste pas seul car un mousse décide de rester avec lui, Dimanche.
1726
Voyage de Gulliver/ Jonathan Swift (1667-1745).
Un texte qui est réservé aux adultes à l’époque. Critique de la société anglaise et de la vanité de l’homme. Swift considère l’homme comme une créature futile. On ne connaît que les adaptations du voyage de Gulliver. Le texte est très long et compliqué, on ne connaît plus les subtilités du texte intégral.
On se souvient plus facilement de : Gulliver au pays des lilliputiens et de Gulliver au pays des géants.
Similitudes entre les textes de Defoe et de Swift
- Origine anglaise
- Héros adultes en situation d’apprentissage
- Texte d’aventure
- Questionnement sur les valeurs humaines
- Relativisme : malgré le fait d’être adulte, certaines situations nous font revenir en arrière (comme un enfant), être démunis.
Chez Defoe, le but est que le héro soit en situations concrètes (pour lui c’est très important).
Chez Swift, l’aspect merveilleux passe avant le concret, il a une plus grande importance. Nous sommes au cœur d’une littérature merveilleuse, fantastique avec certains éléments absurdes.
Dans Robinson, c’est un thème inspiré d’un fait divers.
Chez Swift, ce sont des emprunts à la tradition populaire. On retrouve le sens d’un voyage initiatique, on retrouve les idées du petit poucet, de gargantua.
Gulliver sera également connu du public par le biais de la littérature de colportage.
1740
A Epinal (en France, dans les Vosges) on voit apparaître les premières illustrations pour les jeunes.
Imprimerie des frères Pellerin, spécialisée dans les cartes à jouer, ils impriment aussi des chansons avec quelques images comme accompagnement.
Au départ, 1 illustration par feuille, ensuite cela pouvait aller jusqu’à 16 images par feuillet. Pour certaines personnes, c’est là que sont nées les 1ère bd. C’est de là qu’est tiré l’expression « c’est une image d’Epinal » : c'est-à-dire quelque chose de beau, sage, assez stéréotypée et de désuet.
L’imprimerie est reconnue comme centre d’imagerie populaire.
1750
En Angleterre, va être créée la 1ère maison d’édition pour la jeunesse par John Newberry. Il est le 1er à songer que les enfants sont un public bien distinct des adultes.
La maison d’édition s’appelle « A l’enseigne de la Bible et du Soleil ». C’était une maison d’édition/librairie. Son but est de proposer des livres utiles mais attrayants.
John Newberry fait des collectes, il rassemble des contes (nursery rhymes, dans lesquelles les mots sont utilisés pour leur musicalité même s’ils n’ont aucun sens), des contines connues de tous les enfants et les parents an Angleterre et les retranscris sur papier.
Ce recueil de nursery rhymes (1791) s’intitule « mother goose melody » → mélodie de la mère l’oie (comme Perrault = même idée).
1711
Jeanne Marie Le Prince de Beaumont (1711-1780) va publier des contes dans les journaux londoniens. Elle va regrouper ses contes dans le « magazine des enfants ».
A l’époque, ses écrits ont eu du succès mais elle avait une volonté trop moralisatrice, trop didactique et ses écrits sont passés de mode à notre époque.
Seuls quelques contes sont restés dont « la belle et la bête ». (Venant du mythe d’Eros et de Psyché dans l’antiquité grecque).
Avant Mme Le Prince de Beaumont, Gabrielle de Villeneuve (1740) a écrit « contes marins ou la jeune américaine » dont un conte à la même origine que « la belle et la bête ».
- Bruno Bettelheim (1903-1990) psychanalyste américain et spécialiste des psychoses infantiles, se base sur les théories de Freud (1856-1939) pour son ouvrage « psychanalyse des contes de fées ».
- Arnaud Berquin (1749-1791) en France, il s’intéresse à la littérature jeunesse et va créer en 1782 un périodique mensuel : l’ami des enfants. Succès pour l’époque. Contenu assez mièvre, fade. Petite morale dont on ne se souvient pas.
Ex : berquinade : style mièvre, larmoyant (adjectif)
En résumé
Au 18ème siècle :
2 styles de textes :
- pas forcement écrit pour les enfants mais qui traverse le temps
- mais ceux écrits pour les enfants ont eu du succès à l’époque mais vite oublié et dépassé.

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